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Dogville Encore un "ratage"...Entre les américains (pas tous, heureusement) qui sont vexés comme des poux qu'on puisse y voir des allusions insidieuses à leur chères valeurs (dont on peut apprécier, aujourd'hui, toutes les subtiles retombées), les intellectuels franco-français pour qui c'est trop cru ET bien pensant (???, y fume quoi lui?) et le jury de Cannes qui se déballonne c'est la totale! Heureusement ce n'est pas l'avis de tous les spectateurs et ce n'est pas le mien non plus! Mort aux cons! Et qu'on ne me dise pas que, pour soutenir Dogville, c'est que je n'aime pas les Américains, j'admire les Américains! |
La Fiancée du Pirate, 1969, ressorti tout récemment a Paris.C'est notre "Dogville" à nous! Moins génial et avec une plus forte tonalité féministe, mais le thème commun c'est l'ignominie des "braves gens" ordinaires quand ils se croient en face d'une faible femme, erreur, erreur, ici aussi! Je ne pense pas qu'on puisse reprocher à Nelly Kaplan un manque de talent, cependant le film a techniquement vielli, le jeu des acteurs fait un peu "saccadé" et les enchainements et situations sont moins fluides que ce que l'on voit de nos jours. Mais n'ayez crainte, c'est extrémement jubilatoire. |
Devdas Du kitsch de
Bollywood, trés trés kitsch,
trés trés bon!C'est du mélo avec du sirop et des paillettes à la louche, mais ca passe tout seul et c'est même trés jouissif en dépit d'autres petits défauts (dont 3 heures de durée..). C'est ça le talent! |
La 25ème Heure
,
Spike Lee maintenant au niveau des plus grands. En dépit des
mécontents qui
continuent à lui reprocher son style agressif, il s'est bonifié (avec
l'âge ?)
au point de faire jeu égal avec les Soderbergh, Altman et
autres.
Les acteurs sont tous excellents, et pas seulement
Edward Norton,
transformés peut être, par la direction de Spike
Lee. Voyez vous-même.
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Solaris Les décors futuristes
trés esthètiques ne font pas du tout "quincaillerie"
comme c'est souvent le cas en SF.
Le talent de
Georges Clooney se révèle
de plus en plus, bien loin de la TV américaine
d'où il a émergé.
L'ensemble du film s'équilibre parfaitement, comme un jardin ou
une recette de cuisine réussie.
Ah! Je crois que je vais devoir passer
Soderbergh dans la catégorie des "évidences" qui
peuvent trés bien se passer de mes commentaires.
Venant après Full Frontal,
Traffic,
etc... ceci laisse
augurer que Soderbergh est parti pour suivre les traces de
Kubrick.
Tout lui semble permis.
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Peau d'ange Ah! Les angoisses
métaphysiques de
Vincent Perez
, j'y vois bien plus que du mélo et un film "gentil" ou (en
plus sympathique) une réminiscence des "grandes amoureuses romantiques
en proie à l'abnégation".C'est un vraie interrogation sur la motivation spirituelle des "Coeurs simples" Hélas, hélas, le côté faux-cul du catholicisme vient annuler tout le questionnement en mettant un point final à la vie de l'héroine (incroyable Morgane Moré ) au moment où il aurait fallut apporter une vraie réponse. Un autre film qui avait déjà été salopé de la sorte par l'idéologie castratrice du monothéisme est Broken Silence, les réponses possibles sont probablement trop dérangeantes... |
Ivre de femmes et
de peinture
D'une beauté inconcevable, offrant un tableau pittoresque et
instructif de la Corée à la
fin du 19 ème siècle et des tensions générées par l'irruption
du talent d'un roturier dans une société fermée sur ses traditions.
Une critique
dont je me sens fort proche.
Le point de vue de la revue "Culture Coréenne" avec un aperçu sur le cinéaste Im Kwon-taek. |
Sia - Le reve du Python
Un film Africain
superbe
de
Dani Kouyaté
Tout à la fois trés africain et absolument universel dans son exploration des conflits et contradictions de la société face aux problèmes du pouvoir. Des acteurs jubilatoires, le fou et le griot valent à eux seuls le déplacement, et l'image finale est d'un impact stupéfiant. |
Avalon
Oui, d'accord, c'est
glauque
mais c'est un
chef-d'oeuvre
et c'est même devenu un
film culte.
Mamoru Oshii , certes bien allumé, atteint un sommet de tragique, d'esthétique et on pourrait même dire de questionnement philosophique. La bande son trés belle, contribue fortement à l'ambiance émotionelle sulfureuse. |
Samsara Un film sur le bouddhisme qui n'est pas "commercial" ni
doctrinaire, avec des interrogations sur la spiritualité qui sonnent juste.
Tourné au Ladakh par
Pan Nalin, paysages sublimes,
excellents acteurs.
Pas de bagnoles, pas de flingues, le sexe y est érotique et pas pornographique ou sado-maso, et du spirituel par dessus le marché, bref, aucune chance de succés :-( |
Born romantic Sympathique, oui, mais bien plus que ça. Certains le
trouvent mièvre, ç'aurait été le cas si ce
n'était
pas un film anglais.
Il faut savoir apprécier les
subtilités de l'humour acidulé de nos chers voisins
"rosbifs". Il est significatif que les critiques des spectateurs soient bien meilleures que celles des professionnels, on va au cinéma pour le plaisir, pas pour faire une analyse politico-socio-littéraire. |
Les Démons à ma porte
Deux heures vingt en noir et blanc, confrontation des "zeitgeist"
chinois et japonais, gros avantage aux chinois (sûr, c'est leur
film).
C'est admirable, je ne peux que souscrire à la critique de
Jean-Michel :
"Jian Wen, a réalisé là un film fort, puissant, qui restera dans
l'histoire du cinéma chinois et l'histoire du cinema mondial au XXIe siècle."
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Dans
ce pays là C'est le pendant pour la Russie rurale d'
American Beauty
;-))Trés trés attachant, même l'affreux Constantin finit par ressentir le charme des oiseaux en bois sculpté et les ivrognes de service n'y vont pas de main morte. Pas de liens descriptifs intéressants sur le web, il faut voir un petit texte en anglais sur un site Grec! |